Une légende veut que la distorsion ait été créée accidentellement par l'un des membres de The Kinks qui, de rage, avait envoyé sa guitare sur son ampli. Le baffle fendu donnait alors un son jamais entendu, et la distorsion serait née. Cependant, la distorsion aurait été utilisée dès 1956 par Paul Burlison, le guitariste du trio rockabilly de Johnny Burnette, qui, l'ayant découverte au cours d'un incident technique (il avait heurté accidentellement son ampli et aurait alors découvert que le son était distordu), l'aurait ensuite réemployée sur les titres-culte "The Train Kept A-Rollin'" et "Honey Hush". Cette version (diffusée par Paul Burlison lui-même) est cependant contestée [1]. On considére également que Link Wray a été le premier guitariste de rock à utiliser volontairement de la distorsion[réf. nécessaire].
Les premières applications intentionnelles de la distorsion ont été appliquées en s'approchant des limites des amplificateurs et des haut-parleurs. Par la suite, l'essor de l'électronique a permis de produire un grand nombre d'effets de distorsion grâce à des amplificateurs opérationnels, des transistors et des composants classiques. L'informatique offre des possibilités infinies en matière de modélisation d'effets. Des logiciels permettent de simuler les effets de distorsion pour un coût en général moindre par rapport aux pédales.